Le marathon des Alpes Maritimes
le 8 novembre 2009
ça y est... je suis à Nice ! Après un voyage en avion qui aura permis d'éviter un long déplacement, arrivée le vendredi dans l'après midi. Temps très agréable. Le temps de prendre possession de la chambre d'hôtel et direction le village marathon installé près de ce qui sera la zone de départ dans quelques heures. Pas trop d'affluence et un retrait vite expédié.. Un sac à dos, et un t-shirt aux couleurs de l'épreuve en guise de premiers trophées. Rien à dire. Passage sur le stand FFA où Xavier assure la permanence.
Samedi promenade dans le vieux Nice, la météo est changeante et assure même un peu de pluie. Une dernière séance de 30' histoire de vérifier qu'on n'a pas pris 2 pieds droits pour les chaussures et il sera l'heure d'aller dîner... Je vous dis même pas ce qu'il y avait au menu, tellement c'était ordinaire une veille de course !
Pas de problème pour s'endormir. Il faut juste caler le réveil assez tôt pour se goinfrer de calories dans un délai correct avant l'heure du départ fixé à 8h. Direction la zone de départ. Tiens, malgré l'heure précoce il y a du monde dans le hall de l'hôtel, et plus encore dans la rue, surtout en croisant l'avenue qui vient de la gare d'où arrive les coureurs qui ont pris pension à Cannes... Ah, la météo.. Temps gris clair, pas de vent, température proche de 14°C... Un temps à courir !
Dépôt du vestiaire et on se rend dans le sas. Celui des 3h30 pour moi... Petit à petit ça se remplit et le speaker incite les coureurs à se presser de rejoindre la zone de départ.
8h00 top départ. La ligne officielle sera franchie rapidement. C'est parti. Mon objectif est d'assurer la première partie aux alentours de 4'45 au km. Le terrain est plat, alors il ne faut pas se laisser emballer. Le peloton s'étire, ça discute encore, on demande aux uns et aux autres d'où ils viennent et quand ils ne répondent pas directement on renouvelle en anglais ! La représentation étrangère est particulièrement fournie il faut dire. Ravito... Perso j'ai pris ce qu'il me faut en solide.. Pour l'eau j'ai fait le choix de prendre un verre sur chaque ravitaillement.. On ralenti, on marche, on boit, on repart.. Pas de problème même si je préférerais gérer ça davantage à ma guise.
Longues lignes droites en bord de mer entre la plage et la ligne SNCF. Parfois ça manque un peu d'animation... Mais ça roule en faisant toujours attention à ne pas s'enflammer !
On va faire 27 km comme ça... je suis sur mes temps de passage programmés à 30 secondes près...
Au 27ème on attaque le cap d'Antibes et c'est là que le parcours devient nettement moins roulant. Pentes un peu raides et descentes dans le même esprit viennent mettre à mal la foulée, mais pas de crainte particulière, ça continue à avancer. Les visages se creusent et on sent bien que tout le monde est dans sa course...
30ème, puis 35ème.. Un peu avant ce 35ème je me dis qu'il faut assurer le ravitaillement sur ce dernier point de passage pour finir au mieux... Verre d'eau, un peu trop plein, un peu trop fraîche sans doute, bu trop vite avant d'enchaîner un petit raidillon et me voilà en haut avec le ventre en vrac !!! Il va me falloir 3 bons km pour me refaire la cerise tranquillement sans forcer l'allure, de toutes façons ça ne répondrait pas... le GPS indique une allure entre 4'55 et 5'00... Heureusement ça repart et l'allure retrouve un peu plus de rythme. C'est sans compter sans une envie impérieuse qui me fera faire un arrêt technique le long d'un mur, à l'entrée de Cannes... Les derniers mètres et l'ambiance qui monte ! Je vois le chrono et tente une accélération qui ne permettra pas cependant de passer sous les 3h26 et 22 secondes.. Temps officiel (réel 3h25-38)... Ouf..
Passage par la zone coureurs, le temps de prendre le dernier trophée, la médaille, de récupérer le sac de rechange (les coureurs au delà de 3h30 connaîtront là une vraie galère car ça a pas mal coincé !), de se mettre au sec et de ravitailler un peu, avant d'aller applaudir les arrivants sur la 42ème borne.
Quel bilan ?
D'un point de vue perso, ce marathon était le second de l'année, après le Mont couru en accompagnant un

sur son chrono et pour cause de sciatique récurrente en ce qui me concernait. Reprise de l'entrainement début août en gérant toujours plus ou moins un point douloureux sur le fessier gauche. Pas de compét intermédiaire dans le plan et un travail axé sur l'allure marathon mais sans l'avoir forcément définie. Des programmations parfois taillées à la hache du fait de déplacements professionnels qui m'ont conduit à empiler des séances en fin de semaine (3 en 3 jours, dont une spé et une longue... )... Au fil du temps l'impression qu'il y avait quand même quelque chose à tenter sur un objectif autour de 3h30... Bingo ! Pas de douleur particulière à l'arrivée...
Sur la course en elle même on dira qu'elle manque encore un peu d'âme... mais il n'y a pas de raison que ça ne vienne pas. Le parcours avec cette longue zone de plat est certainement piégeant pour le néophyte qui va se laisser emballer et qui paiera son zèle dans la seconde partie.. Quand même un beau circuit !
Maintenant place à la récup... En attendant de prochains objectifs bien entendu...