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 Savoir interpréter une baisse de performance

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NoNo17
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MessageSujet: Savoir interpréter une baisse de performance   Mer 27 Jan - 23:41

Je vous fais partager un article intéressant sur les accidents cardiaques lors des courses à pied.

Le plus souvent les athlètes présentant un accident cardiaque en course avaient une baisse de leur performance les semaines/jours précédents leurs objectifs, et que cela constituaient parfois leur seul symptôme...

J'espère qu'il sera suffisamment lisible; n'hésitez pas pour toute question et commentaire !



Evénements graves lors d’un marathon: données à 7 ans du registre français RACE
Vincent Richeux
|Auteurs et déclarations|20 janvier 2016

Paris, France -- En sept ans, les courses d'endurance longue distance de la région parisienne ont enregistré 17 accidents graves, dont 13 d'origine cardiovasculaire, pour près de 500 000 participants. C'est ce qui ressort du premier bilan du registre prospectif RACE (Registre des accidents cardiaques lors des courses d'endurance), présenté par le Dr Benoit Gerardin (Centre chirurgical Marie Lannelongue, Le Plessis-Robinson), lors des Journées européennes de la Société française de cardiologie (JESFC 2016) [1]. Dans la plupart des cas, ces événements n'étaient pas prédictibles.
Mis en place par le groupe de réflexion sur la cardiologie fonctionnelle (GRCI), le registre RACE recense depuis 2006 les accidents graves et les décès survenus pendant les cinq courses longue distance de la région parisienne.
Course faisant l’objet d’une inclusion dans le registre RACE
Marathon de Paris,

Semi-marathons de Paris et Boulogne-Billancourt,

Course du Paris-Versailles,

20km de Paris.
L'objectif de l'étude est de connaitre « la fréquence des étiologies », ainsi que « les facteurs contributifs liés à la météo, à la course ou au coureur lui-même », a précisé le Dr Gérardin. A terme, le registre devrait concerner un million de coureurs.
L'ischémie du myocarde majoritaire
Une première analyse a été effectuée sur les données récoltées entre 2006 et 2013 après des épreuves, qui ont rassemblé un total de 512 000 coureurs [2]. Les participants ont une moyenne d'âge de 39 ans et sont, dans 80% des cas, des hommes.
« En excluant les petits malaises, il a été recensé 17 accidents menaçants » sur l'ensemble de la cohorte, qui se sont conclus par deux décès, a indiqué le cardiologue. Parmi eux, 4 sont des hyperthermies malignes d'effort et 13 des événements cardiovasculaires.
Au total, l'étude a rapporté 12 accidents engageant immédiatement le pronostic vital, soit 2,4 accidents considérés comme menaçants pour 100 000 coureurs. « Sans l'intervention des secours, ils se seraient conclus par le décès des coureurs », souligne le Dr Gerardin.
Ces événements sont survenus à plusieurs moments de la course, « ce qui justifie la mise en place d'équipe de sécurité tout au long du parcours ». Une fibrillation s'est même enclenchée chez un coureur juste avant le départ. La majorité apparait toutefois en fin de course.
Sur les 13 accidents cardiovasculaires, 9 arrêts cardiaques ont été recensés. Trois d'entre eux étaient des asystolies liées à une dysplasie arythmogène du ventricule droit et à une cardiopathie ischémique. L'origine de la troisième asystolie n'a pas pu être identifiée.
Une fibrillation ventriculaire a concerné les six autres cas, avec un infarctus pour cinq d'entre eux. Le sixième cas était lié à un syndrome de Brugada, une pathologie héréditaire responsable de troubles du rythme ventriculaire, dont la prévalence serait sous-estimée
Les autres événements cardiovasculaires sont un choc hémodynamique sur une hyperthermie maligne, deux douleurs thoraciques associées au développement d'un infarctus et un malaise provoqué par une tachycardie ventriculaire, liée à une dysplasie arythmogène du ventricule droit.
Détecter la baisse de performance
Ces événements sont tous survenus chez des hommes expérimentés, de 48 ans en moyenne, ayant très peu de facteurs de risques. Ils s'étaient entrainés régulièrement, au moins deux heures par semaine.
En dehors du cas d'un coureur, médecin au demeurant, qui a rapporté deux crises d'angor survenues lors de ses séances d'entrainement, aucun symptôme typique n'a été ressenti par les participants avant la course.
Toutefois, un coureur avait noté un léger essoufflement et deux autres ont rapporté une baisse momentanée de la performance. « Leur vitesse moyenne est passée de 12 km/h à 10 km/h », a précisé le Dr Gérardin. « Ce bridage de la performance est un symptôme peu connu qu'il faut absolument rechercher lors de la visite médicale de non contre-indication. »
Par ailleurs, quatre patients victimes d'un accident cardio-vasculaires avaient présenté des tests d'effort négatifs avant la course. Pour l'un d'entre eux, le test s'est avéré négatif à 270 watts, deux mois avant l'épreuve. Agé de 54 ans, il avait déjà participé à deux semi-marathons.
20°C, la température limite
Pour ce qui est du syndrome de Brugada, la fibrillation ventriculaire est apparue au 13ème kilomètre. « L'ECG réalisé sur le jeune participant lors de sa prise en charge montre qu'il était impossible de suspecter quoi que ce soit », précise le cardiologue.
Si la majorité des cas n'étaient pas prédictibles, celui concernant le choc hémodynamique lié à une hyperthermie aurait pu être évité. « Le coureur, jeune, sortait tout juste d'une grippe, qui n'était pas complètement guérie. Après une course à un rythme très soutenu, il s'est effondré 50 mètres avant la ligne d'arrivée », a indiqué le Dr Gerardin.
Les quatre autres cas d'hyperthermie maligne sont survenus lors de courses, qui ont enregistré les températures extérieures les plus élevées. « Une température moyenne de 20°C est apparue comme un seuil limite », au-dessus duquel le risque d'hyperthermie devient élevé.
REFERENCES :
1. Gerardin B, Evénements cardiovasculaires et marathon: le registre prospectif parisien RACE, 26èmes JE-SFC, 15 janvier 2016.
2. Gerardin B, Collet JP, Mustafic H, Registry on acute cardiovascular events during endurance running races: the prospective RACE Paris registry, European Heart Journal, publication en ligne du 28 décembre 2015.

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ricoree35
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MessageSujet: Re: Savoir interpréter une baisse de performance   Mer 3 Fév - 0:21

Merci pour ces infos Nono17.
Si nous rencontrons un de ces signaux ça ne pourra que nous alerter !
Je me souviens que tu avais déjà évoquer le cas de la grippe dans un post.
Par contre pour ce qui est du seuil de température ........ 20° c'est quand même pas tant que çà... il va falloir migrer vers les régions froides.... (j'ai pas dit drapo )

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